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Biodynamie, viticulteur oui mais viniculteur aussi

Un bon viticulteur est essentiel mais un bon viniculteur est nécessaire. On ne sacrifiera pas l’un pour l’autre. Et en bout  de ligne le vin se doit d’être bon. La primauté du goût demeure intacte. Si c’est bon, j’en veux: sinon , tant pis.

Que l’on sache cultiver  des carottes et des patates  en bio, est bien mais la vigne en demande encore plus. Prendre en compte les cycles lunaires en culture n’a rien de sorcier. La science reconnait autant l’effet de la lune sur les marées que d’une plus grande lumière sur le végétal…et même sur notre moral ! Pas obligé d’aller chercher dans les incantations vaudous. Bize LeRoy peut courir nue dans ses vignes, la chèvre manger les mauvaises herbes et fertiliser naturellement les sols de nos clos préférés, que les abeilles reviennent faire leur nid autour d’une grappe. Nous n’en sommes qu’encore plus fort aise. Mais le St-Esprit dans la vigne, nous le voulons aussi dans le vin.

Oui , le moins de désherbants possibles, le moins d’anti-insecticide svp mais aussi pas d’acide et de tannins ajoutés artificiellement, je vous en prie. Ce qui est bon pour le débutant faisant son premier vin en cave devient inacceptable pour le professionnel, l’héritier même d’un patrimoine construit de plusieurs générations.

Comprenons bien que sans collage ni filtrage, un dépôt n’a rien de mauvais dans le vin. Qu’une grande bouteille vieillie en cave nous donnera un beau dépôt collé à la parois et que cela est un bijou dont on a pris soins, longtemps et encore jusqu’au dernier instant, celui où le jugement ultime se partagera entre nous: à la dégustation.

 

Belle et beau oui, mais surtout bon !

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